Cette saisine auprès d’Étienne STOSKOPF, nous l’avions annoncée dans un tract mis en ligne sur notre site le 12 octobre dernier (1). Elle a été effectuée le 13 octobre 2026, avec le contenu suivant :
« Monsieur le secrétaire général,
Dans leur rapport conjoint publié le 24 juillet 2026,‘’Primes et indemnités dans la fonction publique de l’État’’, les inspections générales de l’administration (IGA) et des finances (IGF) (2) ont pointé que ‘’la Cour de Justice de l’Union européenne, dans sa décision C-72/18 du 20 juin 2019 (3), a jugé que le fait de réserver le bénéfice d’un complément de rémunération aux enseignants employés dans le cadre d’une relation de travail à durée indéterminée en tant que fonctionnaires statutaires méconnaissait la clause 4, point 1, de l’accord-cadre sur le travail à durée déterminée conclu le 18 mars 1999, si l’accomplissement d’une certaine période de service constitue la seule condition d’octroi dudit complément’’ (Annexe 1 – page 7).
Dès l’instant où cette jurisprudence s’imposait en droit français dès sa publication, écarter les contractuels du bénéfice du régime indemnitaire réservé aux seuls fonctionnaires par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’État présente donc toutes les caractéristiques d’une décision illégale.
Ce constat, SUD INTÉRIEUR l’a fait depuis la publication de cet arrêt, ses représentants du personnel en préfecture de la Seine-Maritime, portant régulièrement devant le corps préfectoral la revendication que ses dispositions soient transposées dans les contrats des agents contractuels recrutés, soit par l’attribution de ce régime indemnitaire, soit par une compensation en points d’indice.
Sans que cette revendication ne soit suivie d’effet.
Avec la publication du rapport ci-dessus émanant d’institutions officielles dont les conclusions rejoignent les nôtres, nous vous demandons de remédier dorénavant à ce manquement, la jurisprudence administrative établissant par ailleurs depuis longtemps qu’en matière de rémunération, ‘’l’objectif poursuivi par le législateur est le respect du principe à travail égal, salaire égal [entre fonctionnaires et contractuels]’’ » (CE, 21 mai 2007, n°299307).
Afin de préparer cette évolution, nous sollicitons un rendez-vous pour en évoquer les modalités effectives dans les meilleurs délais.
Dans l’attente de ce rendez-vous, recevez, Monsieur le secrétaire général, nos salutations syndicales.
SUD INTÉRIEUR »
Si, à ce stade, le secrétaire général n’a pas répondu, soyez assurés que SUD INTÉRIEUR saura se rappeler à son ‘’bon souvenir’’ s’il devait demeurer silencieux.
Pour lire la suite, téléchargez le Tract saisine SG MI rémunération contractuels